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Professionnels > Production animale > Animaux > Santé animale > Grippe aviaire > H3
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Infections avec le virus de l'influenza de type H3


Actualité update le 11 juillet 2019

Depuis début avril 2019, plusieurs dizaines d'exploitations avicoles ont été touchées par le virus de l’influenza type H3. La plupart des exploitations contaminées se situent en Flandre occidentale, quelques-unes se situent en Flandre orientale, deux exploitations dans la province d’Anvers et jusqu’à présent, une seule exploitation contaminée a été découverte dans les provinces de Liège et de Luxembourg. Les symptômes les plus fréquents sont la dépression, les œufs pâles, une baisse rapide de la production d'œufs (de 20% à 100%), une diminution de la consommation d'eau et de nourriture et un taux de mortalité élevé (parfois jusqu'à 50% et plus).

Qu’est-ce l’influenza de type H3?

Le virus de l’influenza de type H3 est un virus typiquement aviaire qui est totalement inoffensif pour l’homme et pour la chaîne alimentaire. Il présente toutes les caractéristiques d’un virus faiblement pathogène, ce qui signifie que le virus lui-même ne peut être tenu responsable des symptômes ou de la mortalité des volailles. Bien entendu, il peut toutefois contribuer à renforcer les symptômes causés par d’autres pathogènes.

Bien qu’initialement originaire des oiseaux sauvages, il s'est entretemps adapté aux poules, ce qui explique sa multiplication et la transmission augmentées.

En outre, des recherches ont montré que ce virus a une certaine préférence pour l'appareil de ponte, ce qui peut contribuer aux problèmes cliniques identifiés et explique également pourquoi les poules pondeuses sont principalement affectées.

Le virus se transmet principalement par les contacts avec des matériaux contaminés et entre les animaux, ce qui rend l'application de la biosécurité plus que strictement impérative.

Les mesures

Dans le nouveau Arrêté Ministériel du 6 juin 2019 portant des mesures d’urgence pour empêcher la dispersion du virus de l’influenza de type H3 (Numéro NUMAC - 2019013193 - pour consulter la version coordonnée), des mesures préventives générales supplémentaires sont imposées, ainsi que des mesures spécifiques supplémentaires pour les exploitations où le virus H3 a été détecté.

En outre, cet AM reprend les mesures de l’AM précédent du 16 mai 2019 portant des mesures d’urgence pour empêcher la dispersion du virus de l’influenza aviaire de type H3.

Les mesures sont d’application à partir de jeudi 13 juin 2019.

Mesures générales supplémentaires

  • L'accès au local des œufs est interdit aux personnes n'appartenant pas à l'exploitation.
  • Le déplacement de volailles, à l'exception des poussins d'un jour et des animaux destinés à l'abattage, n'est autorisé que si un échantillonnage et une analyse de laboratoire ont préalablement démontré l'absence du virus H3 dans l'exploitation.
  • Dans l'exploitation de destination, le lot en question fait également l'objet d'un échantillonnage en vue d'une analyse de laboratoire.
  • Le déplacement d’œufs à couver d'un établissement de reproduction vers une destination autre qu'une casserie n'est autorisé que si un échantillonnage et une analyse de laboratoire réguliers des poules mères ont démontré l'absence du virus H3.

   

--> Les instructions l'échantillonnage se trouve ici.

Mesures supplémentaires pour les exploitations infectées

  • Les œufs d'un établissement de reproduction ne peuvent pas être incubés comme œufs à couver. Les œufs à couver incubés sont détruits ou peuvent être mis sur le marché pour la consommation humaine s'ils ont été manipulés et traités (chauffés) conformément au règlement (CE) no 852/2004 relatif à l'hygiène des denrées alimentaires.
  • L'élimination des animaux n'est possible qu'avec la destination de l'abattoir.
  • En cas de dépeuplement de l'exploitation :
    • l'exploitation doit être vidée complètement (sans limite de temps),
    • les locaux doivent être soigneusement nettoyés et désinfectés,
    • un taux de vacance minimal de 21 jours après le nettoyage et la désinfection doit être maintenu avant que l'exploitation puisse être repeuplée.
  • Toutes les caisses, plateaux à œufs et matériel roulant utilisés dans l'exploitation doivent subir un double nettoyage et une double désinfection (au lieu du nettoyage et de la désinfection uniques habituels) avant d'être réutilisés.
  • Le fumier, le lisier et la litière provenant des poules doivent être désinfectés avec un biocide autorisé (voir liste des produits autorisés) avant d’être transformés ou traités conformément au Règlement (CE) n° 1069/2009 (= règlement relatif aux sous-produits animaux) ; ils doivent être transportés dans des conteneurs fermés ou recouverts d'une bâche.

 

Anciennes mesures toujours en vigueur

En résumé, les mesures suivantes s’appliquent à tous les troupeaux de volailles dans l’ensemble de la Belgique :

  • Les volailles ne peuvent pas faire l’objet d’un traitement thérapeutique sans qu’il soit d’abord procédé à un échantillonnage lorsque les seuils ci-dessous sont atteints. Ceux-ci s’appliquent au niveau du poulailler (et non au niveau de l’exploitation) :
    • une réduction de plus de 20% de la consommation normale d'eau et de nourriture ;
    • un taux de mortalité de plus de 3% par semaine ;
    • Une chute de ponte de plus de 5% pendant plus de deux jours ;
    • Signes cliniques ou lésions révélant la présence de l'influenza constatés lors de l’expertise post morte
  • Dans les exploitations avicoles commerciales, les véhicules doivent être nettoyés et désinfectés avec un biocide autorisé avant d’entrer dans l’exploitation ou de quitter les lieux (voir liste des produits autorisés).
  • Le chargement de volailles de différentes provenances dans un même véhicule et le déchargement de volailles d’un même véhicule vers plusieurs exploitations sont interdits.
  • L'accès à un poulailler ou un couvoir est interdit à toute personne n'appartenant pas à l'exploitation. Le responsable prend toutes les mesures nécessaires à cet effet. Cette interdiction n'est pas d'application pour :
    • le personnel nécessaire à la gestion de l’exploitation ;
    • le vétérinaire ;
    • les collaborateurs de l'Agence alimentaire et d’autres autorités, ainsi que les personnes qui travaillent sous leurs ordres.

Toutes ces personnes – mais aussi celles qui travaillent quotidiennement dans l’exploitation – sont tenues de mettre des bottes et des (sur)vêtements de l'exploitation / jetables avant d'entrer dans le poulailler ou le couvoir et de prendre toutes les mesures nécessaires afin d'éviter la propagation des maladies.

L'arrêté royal relatif à la lutte contre l’influenza virus du type H3 chez les volailles a été publié au Moniteur Belge le 11 juillet 2019 (Numéro NUMAC - 2019030724).

Si vous avez d’autres questions à ce sujet, veuillez vous adresser à votre ULC.

 

 


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