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Communiqué de presse de l'AFSCA et de Sciensano
(15/05/2020)
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La Belgique doit rester exempte de la rage

  Le tribunal de première instance d'Anvers a reporté au 29 mai le verdict dans l'affaire du chat qui pourrait être infecté par la rage. L'AFSCA comprend qu'il est nécessaire de désamorcer les émotions qui entourent cette affaire, mais souligne que le danger possible pour la santé publique est toujours présent.

« Pour l’AFSCA aussi, l’euthanasie des animaux doit toujours être la dernière option. C'est pour cela que la propriétaire a été clairement informée avant son départ que le chat n'était pas autorisé à être importé en Belgique. Elle a elle-même pris la responsabilité de le faire, tout en étant consciente des conséquences. Nous sommes ici absolument convaincus qu'il existe un réel danger que cet animal développe la rage et qu’il pourrait y avoir des victimes. Dans les circonstances actuelles, l’euthanasie est la seule option pour nous, même si nous le regrettons », déclare Philippe Houdart, responsable de la prévention et de la sensibilisation et vétérinaire à l'AFSCA.

Dans les semaines voire les mois qui viennent, il existe un risque important pour la santé de beaucoup de personnes, de chiens, de chats et d'autres animaux si le chat s'avère être infecté. La rage est une maladie mortelle à 100 % pour les humains et les animaux. C'est pourquoi l'AFSCA utilise tous les moyens légaux pour assurer le respect de la législation européenne en vigueur.

La Belgique veut éviter l’introduction de ce virus mortel et, pour ce faire, sensibilise depuis des années les voyageurs via des campagnes de communication. Les effets mortels de la rage et les conditions pour voyager en toute sécurité avec des animaux sont expliquées via ces campagnes : https://www.alaloupe.be/vous-preservez-vos-compagnons-de-la-rage-nous-aussi/

Steven Van Gucht (responsable du Laboratoire National Belge de Référence pour la Rage) : « La rage est le virus le plus mortel que nous connaissions, nous ne pouvons prendre aucun risque. Aussi difficile que cela puisse être, l’AFSCA doit appliquer les règles, qui sont les mêmes pour tous. La Belgique est exempte de la rage depuis 2001 et cela doit le rester. Il n’existe aucun test qui puisse montrer si l’animal est porteur du virus ou non. De plus, une vaccination ne protège pas contre la maladie si l’animal a déjà été exposé avant celle-ci. La maladie peut parfois se développer plusieurs mois après, c’est pourquoi nous devons toujours supposer qu’un tel animal est peut-être infecté, même s’il possède des anticorps et semble être en bonne santé".

L'AFSCA souligne que le danger pour la santé publique reste important et espère que la propriétaire comprendra qu'il existe un risque réel pour les personnes et les animaux qui entrent en contact avec le chat. C’est pourquoi l’AFSCA demande donc une nouvelle fois à la propriétaire de prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger la santé publique.


À propos de la rage

La rage est une maladie mortelle transmise par un virus qui est présent dans plus de 150 pays et qui, chaque année, tue plus de 55 000 personnes à travers le monde. 40% des victimes sont des enfants. L'Organisation mondiale de la santé reconnaît également le danger de ce virus mortel. L’OMS s’est d’ailleurs fixé comme objectif qu’il n'y ait plus de décès dus à cette maladie d’ici 2030. https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/rabies

La rage est un virus sournois. Ce n'est pas parce qu'un animal ne présente aucun symptôme qu'il n'est pas porteur du virus et qu’il peut donc infecter des personnes. L'animal peut transmettre activement le virus 2 semaines avant l'apparition des premiers symptômes. Une fois qu’une personne infectée développe des symptômes, l’issue est toujours fatale.

En 2007 et 2008, deux cas ont été détectés dans notre pays, suite à une importation. Les chiens contaminés, qui ne présentaient pas de symptômes, avaient été importés illégalement du Maroc et de la Gambie, des pays à risque, comme le Pérou. Au début, les animaux paraissaient en bonne santé mais, des mois plus tard, les symptômes sont apparus. Dans le premier cas, des vaccinations d’urgence et un antisérum ont dû être administrés à 41 personnes. C'est notamment grâce à la vigilance des vétérinaires concernés et à l'intervention rapide de tous les services (AFSCA et les services de santé publique des autorités fédérales et communautaires) qu'aucun décès n’a heureusement été à déplorer. L’AFSCA cherche absolument à éviter une situation similaire.

Notre mission est de veiller à la sécurité de la chaîne alimentaire et à la qualité de nos aliments, afin de protéger la santé des hommes, des animaux et des plantes.

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