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Accueil > Publications > Communiqués de presse > Bilan positif de l’exercice de traçabilité « Pommes de terre »
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Communiqué de presse


Bilan positif de l’exercice de traçabilité « Pommes de terre » (16/04/2013)

L’AFSCA a organisé un exercice de traçabilité, dans le secteur des pommes de terre de consommation, impliquant 642 opérateurs. Au vu des résultats globalement positifs de cet exercice, l’AFSCA constate que le secteur a fait des efforts pour assurer la traçabilité des pommes de terre entre les différents maillons de la chaîne alimentaire.

Depuis le 1er janvier 2005, la traçabilité est obligatoire au niveau de chaque segment de la chaîne alimentaire (arrêté royal du 14 novembre 2003 relatif à l'autocontrôle, à la traçabilité et à la notification obligatoire dans la chaîne alimentaire). Cela signifie que les établissements de la chaîne alimentaire doivent savoir à tout moment d'où viennent leurs produits et où ils vont à l’exception des opérateurs qui vendent au consommateur final, pour lesquels un registre de sortie n’est pas requis. Ils ont aussi l'obligation de mettre à la disposition de l'AFSCA toutes les données nécessaires dans le cadre de cette traçabilité. L’objectif est de permettre, en cas de danger pour la sécurité de la chaîne alimentaire, d'identifier, de retrouver rapidement l'origine du ou des produit(s) suspect(s) et de les retirer du commerce, afin de corriger ou de suspendre les processus de leur production, transformation ou distribution.

Dans le cadre de sa politique de prévention des incidents dans la chaîne alimentaire, l’AFSCA organise régulièrement des exercices de simulation. Ils constituent la meilleure manière, tant pour l’Agence que pour les opérateurs, de conserver l’expertise relative à la gestion d’incidents dans la chaîne alimentaire. En 2008 et 2010, l’AFSCA a organisé un exercice de traçabilité dans le secteur de la viande de porc et dans le secteur de la viande de volaille.

En automne 2012, elle a organisé son premier exercice de traçabilité dans la filière de la production végétale. Il s’agissait d’une simulation en temps réel d'une contamination d'une série de lots de pommes de terre de consommation présentes dans la chaîne alimentaire. Pour l’AFSCA, l’objectif principal de l’exercice était d’entraîner ses agents au retraçage de produits en situation de crise, en dehors des circonstances d’une crise réelle. Pour le secteur, cet exercice devait préciser clairement les attentes de l'AFSCA dans le domaine de la traçabilité, de l'enregistrement, de l’efficacité et de la rapidité de transmission de l'information en situation de crise. Cet exercice visait également à sensibiliser les opérateurs de la filière à l’importance de la traçabilité. En effet, plus la traçabilité est précise, plus les mesures prises en cas d’incidents (blocage de lots, de parcelles, …) pourront être ciblées. Il est donc dans l’intérêt à la fois des consommateurs, des secteurs professionnels et de l’autorité d’avoir une bonne traçabilité.

En partant de 5 sacs de pommes de terre d’origine belge sensées être contaminées et prélevées dans des commerces de détail, les informations de traçabilité ont permis de remonter jusqu’aux producteurs (traçabilité en amont) et ensuite de redescendre vers toutes les entreprises ayant commercialisés les lots concernés (traçabilité en aval).
Au total 642 opérateurs ont été concernés par cet exercice.

Les données de traçabilité en amont ont été recueillies par le biais des contacts entre les opérateurs concernés par l’exercice et l’AFSCA. Les données transmises étaient fiables à l’exception d’un opérateur, qui a fourni des données erronées. Cet erreur a faussé l’enquête de traçabilité qui a du être réinitiée et a entrainé la perte de deux jours de travail, ce qui lors de la gestion d’un incident réel peut être préjudiciable. Une erreur d’étiquetage sur l’origine des pommes de terre a également été constatée chez un autre opérateur. Les pommes de terre avaient été cultivées en Allemagne et non en Belgique comme le mentionnait leur emballage. Enfin, un troisième producteur a eu des difficultés pour faire le lien entre un lot de pommes de terre de consommation, la ou les parcelles sur lesquelles elles avaient été cultivées et le ou les numéros de passeports phytosanitaires des plants utilisés pour les produire.

La traçabilité en aval devait se dérouler d’opérateur en opérateur avec une intervention minimale de l’AFSCA. Chaque fournisseur concerné par l’exercice devait avertir ses clients qu’il leur avait fourni un lot de pommes de terre à retracer et transmettre à l’AFSCA ses données de traçabilité. Dans la majorité des cas, ces données n’ont été transmises qu’après intervention de l’AFSCA. Les raisons les plus fréquentes en étaient que l’opérateur n’a pas jugé utile de réagir, n’a pas compris ce que l’on attendait de lui ou que le fournisseur ne lui avait pas fourni les informations nécessaires. L’absence de fax ou de mail chez certains opérateurs complique également la transmission des données.

Un autre élément ayant compliqué la traçabilité en aval est le fait que certaines chaines de la grande distribution utilisent les noms de produits et non les numéros de lot. Lors d’un incident, le rappel de produit ne se limite par conséquent pas uniquement aux lots incriminés,.

Les résultats de l’exercice montrent que le retraçage de pommes de terre s’est déroulé généralement sans trop de difficultés d’un bout à l’autre de la chaine alimentaire. Les opérateurs sont sensibilisés à la problématique de la traçabilité car la plupart d’entre eux peuvent fournir les données demandées. Cependant, des améliorations peuvent encore être apportées. Par conséquent, l’AFSCA encourage les organisations sectorielles à continuer de sensibiliser leurs membres à l’importance d’une bonne traçabilité.

L’AFSCA tient à remercier les opérateurs et les organisations sectorielles pour la bonne collaboration lors de cet exercice.

 

Personne de contact pour la presse :
Jean-Paul Denuit
jean-paul.denuit@afsca.be
Tél. : 0477 83 00 57

Notre mission est de veiller à la sécurité de la chaîne alimentaire et à la qualité de nos aliments, afin de protéger la santé des hommes, des animaux et des plantes.

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