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Professionnels > Production animale > Animaux > Apiculture > Santé animale - abeilles
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Apiculture


    Santé animale – abeilles

1. Cadre légal
   
2. Conduite à tenir en cas de problème sanitaire
   
3. Maladies et organismes nuisibles à déclaration obligatoire
   
4. Indemnisations
   
5. Situation sanitaire
   
6. Importation
   
7. Registres
   
8. Administration de médicaments (AR du 23/05/2000)
   
9. Epilobee : Programme de surveillance pilote pour les maladies des abeilles
   
10. Scénario en cas d’intoxication aiguë d’abeilles communes par des pesticides
   
11. Mouvements d'abeilles en UE
   
12. HealthyBee: nouveau programme de surveillance de la santé des abeilles






1. Cadre légal

  • A.R. du 03/02/2014 désignant les maladies des animaux soumises à l'application du chapitre III de la loi du 24 mars 1987 relative à la santé des animaux et portant règlement de la déclaration obligatoire.
  • A.R.du 07/03/2007 relatif à la lutte contre les maladies contagieuses des abeilles.
  • Décision 2003/881/CE de la Commission du 11/12/2003 concernant les conditions de police sanitaire et de certification régissant les importations d'apidés (Apis mellifera et Bombus spp.) en provenance de certains pays tiers abrogeant la décision 2000/462/CE de la Commission.
  • A.R. du 23/05/2000 portant des dispositions particulières concernant l'acquisition, la détention d'un dépôt, la prescription, la fourniture et l'administration de médicaments destinés aux animaux par le médecin vétérinaire et concernant la détention et l'administration de médicaments destinés aux animaux par le responsable des animaux.
  • Loi du 24/03/1987 relative à la santé des animaux.




2. Conduite à tenir en cas de problème sanitaire

Deux cas peuvent se présenter :
  • L’apiculteur soupçonne ses colonies d’être atteintes ou contaminées par une des maladies à déclaration obligatoire (voir point 3 ci-dessous).
    Dans ce cas il doit immédiatement en faire la déclaration à lUnité Locale de Contrôle (ULC) de la province où se situe le rucher.
  • L’apiculteur constate des mortalités anormales dans ses colonies d’abeilles sans pouvoir déterminer la cause.
    Dans ce cas, il est tenu de contacter de sa propre initiative un vétérinaire agréé qui instaure une recherche. Le vétérinaire agréé peut dans le cadre de cette recherche envoyer un échantillon au Laboratoire national de référence CERVA. Dans ce cas, l’apiculteur doit supporter lui-même les frais d'analyse.





3. Maladies et organismes nuisibles à déclaration obligatoire (A.R. 03/02/2014)

L’acariose, la loque américaine, la loque européenne, le petit coléoptère des ruches (Aethina tumida) et l’acarien Tropilaelaps sont les maladies ou les organismes nuisibles, visés par l’A.R. du 03/02/2014 désignant les maladies des animaux soumises à l’application du chapitre III de la loi du 24/03/ 1987 relative à la santé des animaux et portant règlement de la déclaration obligatoire. Ces maladies sont dites « à déclaration obligatoire ».


3.1 Loque américaine

  • Agent causal
    La loque américaine est une maladie des abeilles qui se transmet par la bactérie Paenibacillus larvae, qui peut sporuler. Les spores peuvent ainsi survivre des dizaines d'années même dans des conditions extrêmes (sécheresse et chaleur). Les jeunes larves (jusqu'à deux jours) sont les plus sensibles à cette maladie, les larves plus âgées ne sont atteintes que si la pression infectieuse est assez élevée. Les abeilles adultes ne sont pas du tout affectées mais transmettent cependant l'agent pathogène. La loque américaine peut provoquer une importante diminution de la productivité et faire dépérir la colonie d'abeilles.
  • Symptômes
    Les symptômes suivants peuvent faire suspecter la loque américaine:
    • couvain clairsemé composé de cellules fermées, de cellules ouvertes et de cellules contenant des restes de larves atteintes,
    • cellules à l'opercule affaissé,
    • opercules présentant des perforations,
    • les opercules ont une couleur un peu plus foncée que la normale,
    • odeur terreuse, argileuse,
    • le contenu des cellules atteintes est filandreux et de consistance visqueuse (test de l'allumette),
  • Propagation
    La contamination par les spores peut se faire lors:
    • du nourrissement avec du miel contaminé ou du pollen contaminé,
    • de l'introduction d'abeilles étrangères,
    • de l'utilisation de matériel de seconde main ou contaminé,
    • de l'essaimage.
      Les spores se propagent grâce au comportement de nettoyage des abeilles et pendant le nourrissage des larves.
  • Prévention et lutte
    Le risque de contamination peut être réduit de différentes manières:
    • ne pas nourrir avec du miel et du pollen d'origine inconnue,
    • ne pas utiliser de rayons et de cadres d'origine inconnue,
    • contrôler si le couvain ne présente pas d'anomalies,
    • limiter les contacts avec d'autres colonies d'abeilles.
  • Si la colonie est suspecte d’être atteinte ou d’être contaminée, l’apiculteur est tenu d’en faire immédiatement la déclaration à l’Unité Locale de Contrôle (ULC) dont dépend le rucher. L’ULC envoie alors l'assistant apicole, qui prélève des échantillons et les envoie au CERVA.
    En cas de constatation d’infestation de ruche par la loque américaine, il faut prévenir sans délai l’ULC dont dépend le rucher.
    Si les échantillons sont positifs (contiennent des spores), la colonie contaminée est soit détruite soit fait l’objet d’une procédure d’essaimage artificiel. Une zone de protection d'un rayon de 3 km autour du foyer est délimitée par l’AFSCA en collaboration avec le bourgmestre. A l'intérieur de la zone de protection, il est interdit de transporter des abeilles et les autres colonies sont examinées pour détecter les contaminations éventuelles. Les abeilles et le matériel apicole ne peuvent pas quitter la zone de protection.


3.2 Loque européenne

  • Agent causal
    La loque européenne est une maladie des abeilles dont l’agent causal est Melissococcus plutonius, une bactérie qui ne forme pas de spores. Les jeunes larves (jusqu’à 2 jours) sont les seules sensibles. Elles tombent donc très tôt malades. Les cellules dans lesquelles elles se trouvent ne sont plus operculées. Les abeilles qui nettoient s’infectent et contaminent les larves en les nourrissant.
  • Symptômes
    Les symptômes suivants peuvent faire suspecter la loque européenne :
    • couvain en mosaïque,
    • larves devenant jaunâtre à brunâtre,
    • larves mortes, après dessèchement, devenant une écaille détachable,
    • odeur plus ou moins prononcée de putréfaction ou de vinaigre.
  • Propagation
    La contamination peut se faire :
    • par les abeilles qui nettoient les cellules,
    • par l’introduction des abeilles étrangères,
    • par l’utilisation de matériel de seconde main ou contaminé.
  • Prévention et lutte
    Le risque de contamination peut être réduit de différentes manières :
    • désinfection régulière du matériel,
    • de pas utiliser de rayons et de cadres d’origine inconnue,
    • contrôler régulièrement l’état du couvain,
    • limiter les contacts avec d’autres colonies d’abeilles.
    Si la colonie est suspecte d’être atteinte ou d’être contaminée, l’apiculteur est tenu d’en faire immédiatement la déclaration à l’Unité Locale de Contrôle (ULC) dont dépend le rucher. L’ULC envoie alors l'assistant apicole, qui prélève des échantillons et les envoie au CERVA. Si les résultats sont positifs (destruction ou essaimage artificiel) , une zone de protection d'un rayon de 3 km autour du foyer est délimitée par l’AFSCA en collaboration avec le bourgmestre. A l'intérieur de la zone de protection, il est interdit de transporter des abeilles, et les autres colonies sont examinées pour détecter les contaminations éventuelles. Les abeilles et le matériel apicole ne peuvent pas quitter la zone de protection.


3.3 Acariose

  • Agent causal
    L’acariose (ou acarapisose) est une maladie de l’abeille causée par l’acarien Acarapis woodi. Cet acarien est un parasite interne obligatoire du système respiratoire de l’abeille qui vit et se reproduit principalement dans la première trachée thoracique de l’abeille. Les abeilles de moins de 10 jours sont plus réceptives.
  • Symptômes
    C’est seulement à un stade avancé que l’infection devient apparente; ceci se produit généralement au début du printemps.
    Les symptômes suivants peuvent faire suspecter l’acariose :
    • abeilles à abdomen gonflé,
    •  abeilles agrippées aux brins d’herbes ou traînantes,
    • traces de diarrhée,
    • vol difficile.
  • Propagation
    L’infection se propage par contact direct entre abeilles adultes.
  • Prévention et lutte
    Si la colonie est suspecte d’être atteinte ou d’être contaminée, l’apiculteur est tenu d’en faire immédiatement la déclaration à l’Unité Locale de Contrôle (ULC) dont dépend le rucher. L’ULC envoie alors l'assistant apicole, qui prélève des échantillons et les envoie au CERVA. Si les échantillons s'avèrent être positifs, une zone de protection d'un rayon de 3 km autour du foyer est délimitée par l’AFSCA en collaboration avec le bourgmestre. A l'intérieur de la zone de protection, il est interdit de transporter des abeilles, et les autres colonies sont examinées pour détecter les contaminations éventuelles. Les abeilles et le matériel apicole ne peuvent pas quitter la zone de protection.



3.4 Varroase (plus à déclaration obligatoire depuis le 21/03/2014)

Avis de lutte contre la varroase 2016.

Avis de lutte contre la varroase 2017.

                        

3.5 Aethina tumida : le petit coléoptère des ruches

  • Agent causal
    Aethina tumida est un scarabée de petite taille, 5 à 7 mm de long et 3 à 5 mm de large (1/3 d’une abeille) de couleur brun rouge après émergence, devenant noir à l’âge adulte. Les larves de couleur blanc crème mesurent environ 1 cm de longueur. Elles s’alimentent de couvain, de pollen, de miel. Arrivées à maturité, les larves sortent de la ruche et s’enfonce dans le sol (10 à 30 cm) où elles réalisent la métamorphose.
  • Symptômes
    • perte de récolte,
    • cadres attaqués, délaissés par les abeilles,
    • effondrement de la colonie,
    • forte odeur : miel qui fermente.
  • Propagation
    La propagation se fait par :
    • les échanges d’abeilles dans un conditionnement,
    • les essaims,
    • les cadres,
    • la cire,
    • les fruits,
    • le sol,
    • le vol des adultes sur des distances parfois de plus de 5 km.
  • Prévention et lutte
    Une fois établi, le petit coléoptère des ruches ne peut être éradiqué.
    Lors de la visite du rucher, recherche Aethina dans les parties non éclairées de la ruche et les anfractuosités où se trouvent les déchets non éliminés par les abeilles.

    Les procédures d’importation doivent être scrupuleusement respectées.
    En cas de constatation d’infestation de ruche par Aethina, il faut prévenir sans délai l’Unité Locale de Contrôle (ULC) dont dépend le rucher.

Fiche informative (PDF) sur le petit coléoptère de la ruche (©ANSES).

 

Apparition du petit coléoptère des ruches en Italie.

Nouveau : mise à jour de la situation : en 2016 quelques dizaines de foyers également détectés en Italie du Sud.

En 2014, le petit coléoptère des ruches est apparu une première fois en Italie du Sud. Depuis lors, plusieurs dizaines de foyers ont été détectés dans la zone de protection qui a été instaurée en Calabre et en Sicile, dans lesquels des coléoptères adultes et des larves ont été retrouvés.

Le risque d’introduction du petit coléoptère des ruches par l’importation d’abeilles en provenance de régions atteintes est réel. Chaque mouvement d’abeilles et de bourdons doit toujours se faire avec la prudence nécessaire et est soumis à certains règles (voir aussi point 6 – importation).

L’importation en provenance de régions atteintes d’Italie (la Calabre et la Sicile entière) est interdite.

Vigilance concernant le petit coléoptère des ruches.

Etat de la situation concernant la présence en Italie du Sud du petit coléoptère des ruches (28/10/2016)



3.6 Tropilaelaps sp

  • Agent causal
    Tropilaelaps est un acarien parasite externe des abeilles. Le genre Tropilaelaps comprend deux espèces pathogènes pour nos abeilles : clareae et koenigerum.
    Ces acariens mesurent environ 1 mm de long et parasitent les larves et les nymphes. De couleur brun rouge, ils sont trouvés occasionnellement sur les abeilles adultes où leur survie n’est que de 3 jours.
  • Symptômes
    Parasite externe se nourrissant d’hémolymphe, les symptômes ressemblent à ceux de Varroa :
    • malformations des ailes, des pattes, de l’abdomen,
    • couvain irrégulier dont la mortalité peut atteindre 50%.
  • Propagation
    L’infestation se réalise lors de l’introduction de reines. La propagation se réalise également par les adultes. Les Tropilaelaps sont très mobiles et peuvent bouger dans la colonie.
    La cause principale de propagation est l’apiculteur (mouvements de colonie, de cadres, etc.).
  • Prévention et lutte
    Il est aisé de distinguer Varroa (plus large que long et plus grand) de Tropilaelaps, surtout avec une loupe. Tropilaelaps s’attaquant aux larves et aux nymphes, le diagnostic est plus facile. Le cycle de vie étant proche de celui de Varroa, les méthodes de détection peuvent être appliquées.
    Les techniques favorisant les périodes sans couvain permettent de lutter puisque Tropilaelaps est incapable de se nourrir sur l’adulte.
    Des précautions doivent être prises pour l’introduction de nouveaux individus ou l’utilisation des matériaux de seconde main. Les procédures d’importation doivent être scrupuleusement respectées
    En cas de constatation d’infestation de ruche par l’acarien Trapilaelaps, il faut prévenir sans délai l’Unité Locale de contrôle (ULC) dont dépend le rucher.





4. Indemnisations (A.R.du 07/03/2007)

Dans le cas où l’AFSCA ordonne la destruction de colonies (cas d’atteinte par la loque), une indemnité de 125€ pour les ruches en bois et en matière synthétique peut être accordée à l’apiculteur par l’Agence. Les formulaires de demande d’indemnisation doivent être envoyés à l’Unité Locale de Contrôle (ULC) dont dépend le rucher.





5. Situation sanitaire (maladies à déclaration obligatoire)

  • Acariose: voir Situation zoosanitaire en Belgique (1. Maladies à déclaration obligatoire)
  • Loque européenne :
    • 05/06/2014 : 1 foyer à 7973 Stambruges, mesures levées le 06/08/2014.
    • 16/06/2014 : 1 foyer à 7601 Roucourt, mesures levées le 11/08/2014.
    • 03/09/2014 : 1 foyer à 3500 Hasselt, mesures levées le 23/04/2015.
    • 20/06/2017 : 1 foyer à 9255 Buggenhout.
  • Loque américaine :
    • 2006 : 3 foyers.
    • 2007 : 5 foyers.
    • 2008 : 1 foyer.
    • 2009 : 4 foyers.
    • 2010 : aucun foyer.
    • 2011 : aucun foyer.
    • 2012 : aucun foyer.
    • 2013 : 2 foyers.
    • 2014 : 36 foyers.
    • 2015 : 16 foyers.
    • 2016 : 6 foyers.
    • 22/05/2017 : 1 foyer à 9255 Buggenhout.
    • 03/06/2017 : 1 foyer à 6850 Carlsbourg, mesures levées le 13/07/2017.
    • 28/06/2017 : 1 foyer à 6880 Sart-Jéhonville.

     

Aperçu des zones de protection en Belgique : carte mise à jour au 14 juillet 2017

  • Aethina tumida : le territoire de la Belgique est indemne.
  • Acarien Tropilaelaps : le territoire de la Belgique est indemne.





6. Importation (Règlement (UE) no. 206/2010)

Les importations d’abeilles et de bourdons sont autorisées sous la triple condition suivante :

  • les apidés proviennent de pays tiers remplissant les conditions de police sanitaire de base (liste dans l’annexe II, partie 1 du Règlement (UE) no. 206/2010),
  • les lots sont accompagnés d’un certificat sanitaire conforme au modèle et satisfont aux garanties fixées dans ledit modèle,
  • les envois sont limités à une reine et vingt accompagnatrices au maximum, placées dans une cage à reine individuelle et à deux cents bourdons adultes au maximum par conteneur à bourdons.

Des dérogations peuvent exister ; elles sont reprises dans le Règlement (UE) no. 206/2010.






7. Registres (A.R. du 14/11/2003)

Les apiculteurs doivent tenir des registres dans lesquels sont renseignés :
  • la nature et l’origine des aliments pour animaux ;
  • les médicaments à usage vétérinaire administrés ou d’autres traitements subis par les animaux, ainsi que les dates d’administration ou de traitement et les délais d’attente ;
  • la présence de maladies pouvant compromettre la sécurité des produits d’origine animale ;
  • les résultats d’analyses d’échantillons revêtant une importance pour la santé publique prélevés sur les animaux ou d’autres échantillons prélevés à des fins de diagnostic ;
  • tous les contrôles applicables aux animaux ou au produits d’origine animale.

Les apiculteurs doivent conserver les registres durant au moins cinq années, et tenir à la disposition de l’Agence, des autorités régionales et des exploitants destinataires des firmes agro-alimentaires les informations pertinentes figurant dans ces registres.





8. Administration de médicaments (AR du 23/05/2000)

L’apiculteur doit, à tout moment, pouvoir justifier l’acquisition, la détention et l’administration des médicaments soumis à prescription médicale.
Il doit conserver pendant 5 ans, classés par ordre chronologique et numérotés en suite continue les prescriptions et/ou des documents d’administration et de fourniture.
Le volume de médicament possédé par l’apiculteur ne peut pas dépasser celui nécessaire à un traitement de 5 jours.

Approvisionnement correct des médicaments contre le varroa. (PDF)






9. EPILOBEE : Programme de surveillance pilote pour les maladies des abeilles 2012-2013

Suite aux messages alarmants sur la santé des abeilles, aussi bien en Europe que dans le monde, le laboratoire français ANSES a été désigné le 1er avril 2011 comme Laboratoire européen de référence (EURL) pour la santé des abeilles, par la Commission européenne. La tâche principale de l'ANSES consiste à créer un réseau de laboratoires nationaux de référence dans le but d'obtenir des données représentatives et comparables concernant la santé des abeilles pour l'ensemble de l'Union européenne. A cette fin, un programme de surveillance pilote des maladies des abeilles, facultatif, a été développé, et la Belgique y participe. Ce projet porte le nom EPILOBEE.

Article de l’ANSES concernant le programme de surveillance (Bee World, Mars 2013, p. 10-11).


En Belgique, il n'existe actuellement aucun programme de surveillance active pour les maladies des abeilles. Dès lors, on dispose pour l'instant de très peu de données représentatives pour l'ensemble du territoire belge en matière de santé des abeilles. Grâce à un monitoring bien réparti sur toute la Belgique, on espère obtenir d'importantes informations sur l'état de santé des abeilles.


9.1. Programme pilote belge 2012-2013

 

    Communication du 06/08/2012 (PDF) aux apiculteurs et aux fédérations apicoles concernant le programme pilote de surveillance de mortalité des abeilles 2012-2013.

    Timing projet pilote de surveillance

  • Série de visites 1 : octobre 2012 : exécutée
  • Série de visites 2 : printemps 2013 : exécutée
  • Série de visites 3 : août 2013 : exécutée
 

Présentation des premiers résultats du programme pilote 2012-2013.

Lien vers le rapport européen sur Epilobee 2012-2013 : http://ec.europa.eu/food/animals/live_animals/bees/study_on_mortality/index_en.htm



9.2. Programme pilote belge 2013-2014

Communication du 09/09/2013 (PDF) aux apiculteurs et aux fédérations apicoles concernant le programme pilote de surveillance de mortalité des abeilles 2013-2014.

Les grandes lignes du programme 2013-2014 sont à peu près identiques à celles du programme 2012-2013.

Timing projet pilote de surveillance

  • Série de visites 1 : septembre 2013 : exécutée
  • Série de visites 2 : avril 2014 : exécutée
  • Série de visites 3 : août 2014 : exécutée


Présentation des premiers résultats d’Epilobee 2013-2014.


Les chiffres sur la mortalité seront publiés par le laboratoire de référence européen ANSES aux printemps 2015.

 

9.3. Evolution future

L'AFSCA considère Epilobee comme l'occasion idéale de mettre au point pour l'ensemble du territoire belge un système de surveillance de la santé des abeilles. Les détails pratiques concernant notamment l'échantillonnage, les analyses de labo, etc., peuvent être développés et perfectionnés au sein du champ d'action du programme pilote.


En juin 2014, la Commission européenne a annoncé qu’Epilobee ne sera pas prolongé en 2014-2015. La Commission souhaite établir, en collaboration avec le laboratoire de référence européen pour la santé des abeilles (ANSES), un nouveau projet dans lequel l’influence possible de contaminants chimiques comme les insecticides, fongicides, etc. sera examinée.

Vu les connaissances scientifiques encore limitées à ce sujet, le développement et la mise en œuvre d’un tel projet prendront du temps. La Commission espère pouvoir commencer ce programme révisé en automne 2015 ,qui sera de nouveau exécuté au niveau européen.

Vu cette décision, l’AFSCA a également décidé d’arrêter temporairement le projet Epilobee au niveau belge. En Belgique, on constate aussi de plus en plus que le secteur est demandeur que l’étude de l’influence possible des contaminants chimiques soit incluse dans le projet. L’AFSCA soutient alors la proposition de la Commission européenne et voudrait s’engager à élaborer aussi un projet Epilobee révisé au niveau belge. Afin de pouvoir faire ceci, du temps et du budget seront nécessaires. Un projet Epilobee 2014-2015 ne sera donc pas organisé mais le temps sera investi à l’élaboration de la phase suivante du projet. Ce développement sera mené par le laboratoire de référence de l’UE (ANSES). Sur le plan belge, nos propres experts seront impliqués de près dans le développement de ce projet.





10. Scénario en cas d’intoxication aiguë d’abeilles communes par des pesticides

Le scénario en cas d’intoxication aiguë d’abeilles communes par des pesticides contient toutes sortes d'informations pratiques pour l’apiculteur concernant la notification d’une suspicion d’intoxication aigue d’abeilles par des pesticides à l’AFSCA. Ce scénario s’applique uniquement aux mortalités d’abeilles causées par une intoxication aux pesticides. Il est ainsi important de différencier ce type de mortalité de la mortalité naturelle, de la mortalité causée par des maladies, de la mortalité hivernale, de la mortalité due à un manque de nourriture ou causée par d’autres facteurs tels que les frelons,…
Ce scénario n'est applicable que lorsqu'il y a une présomption fondée d'intoxication aiguë par des pesticides, c.à.d. la mort d'au moins un tiers de la (des) ruche(s) dans les 48 heures, accompagnée de la constatation qu'une grande quantité d'abeilles mortes gisent devant la ruche.

La notification à l’ULC du lieu où se trouve la ruche, doit être faite en utilisant le formulaire de notification standardisé :
Annexe 3 de l'A.R. du 22/01/2004 : Formulaire pour les exploitants du secteur de la production animale primaire

Coordonnées des Unités locales de contrôle (ULC) pour la notification.

 

 

11. Mouvements d'abeilles en UE
 

Lorsque des abeilles (reines, ouvrières, couvain,...) sont envoyées dans un autre pays de l'UE, elles doivent être accompagnées d'un certificat vétérinaire. Un tel certificat doit être établi pour chaque transport depuis la Belgique vers un autre État membre de l'UE: tant pour des raisons commerciales (abeilles vendues à l'étranger), que pour des raisons non-commerciales. Les abeilles en déplacement temporaire à l'étranger, par exemple sur une île de fécondation ou pour motif de transhumance doivent également, lors du transport, être accompagnées d'un certificat vétérinaire. Ce certificat, qui est rédigé par un vétérinaire officiel, garantit que les abeilles sont saines le jour de l'expédition et qu'elles sont indemnes de certaines maladies des abeilles comme la loque américaine, le petit coléoptère des ruches (Aethina tumida) et l’acarien Tropilaelaps (Tropilaelaps spp.).
Afin de pouvoir établir un certificat vétérinaire, les conditions suivantes doivent être remplies:


1) les abeilles proviennent d'une région qui n'est soumise à aucune restriction en ce qui concerne la loque américaine;
2) les abeilles proviennent d'une région avec un rayon d'au moins 100 km où ne s'applique aucune restriction relative au petit coléoptère des ruches ou à l’acarien Tropilaelaps et où l'on ne rencontre pas ces pestes;
3) les abeilles, de même que leur emballage, ont été soumises à un examen visuel en vue de la détection de petits coléoptères des ruches et de coléoptères Tropilaelaps.


Un certificat vétérinaire est établi par expéditeur (et par destinataire). En d'autres termes, seules les abeilles d'un seul apiculteur peuvent être envoyées par certificat.
La demande d'un certificat vétérinaire peut se faire via l'Unité locale de contrôle. Quand la demande de certification a été reçue avant 12 heures, un vétérinaire officiel se rendra sur place le lendemain afin d'établir le certificat.


12. HealthyBee: nouveau programme de surveillance de la santé des abeilles
 

En automne 2016, l’AFSCA lancera un nouveau programme de surveillance de la santé des abeilles.

Dans ce programme, la santé de 200 ruchers sera surveillée. L’objectif principal du programme est de déterminer la mortalité des abeilles de manière objective. De plus, les liens possibles entre la mortalité des abeilles et les causes les plus fréquemment évoquées seront examinés. Sur base de l’information obtenue, les autorités pourront continuer à définir la politique sanitaire vis-à-vis des abeilles.

Information supplémentaire sur HealthyBee.

Sur cette page vous trouverez régulièrement une mise à jour des résultats (intermédiaires).

Premiers résultats intermédiaires de la première série de visites du projet HealthyBee, exécutée en septembre-octobre 2016 :
- Communication aux apiculteurs participants
- Presentation des premiers résultats

   
 
Notre mission est de veiller à la sécurité de la chaîne alimentaire et à la qualité de nos aliments, afin de protéger la santé des hommes, des animaux et des plantes.

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